Rêves - Mon roman
Je me suis décidé à poster ce que j'écris sur mon blog. J'espère que cela vous plaira ! N'hesitez
pas à laissez des commentaires pour me dire ce que vous en pensez ! Je suis ouverte à tous vos avis ! Je mettrai à jour cette page à chaque fois que j'écrirai la suite :D !! Sur ce je vous laisse
découvrir mon roman ! A et aussi ! Excusez moi vraiment pour les fautes d'orthographe ! Et pour laisser votre commentaires ( comme vous ne pouvez pas laisser de commentaires sur les pages =( )
rendez-vous juste là ; )
Rêves…
Chapitre 1 :
Rencontre
Lundi 2 septembre 3 heures du matin
Je viens encore de me réveiller en pleine nuit, il est trois heures du matin et je fais toujours ce rêve. Cela fait six mois que ça dure ! Et c’est toujours la même chose : « Je suis dans une salle sombre et je ne vois rien, ensuite une lumière m’éblouie, j’entends quelqu’un qui appelle au secours et pour finir un cri. » Seulement cette voix qui m’appelle au secours, j’ai l’impression de l’avoir déjà entendu mais je ne sais plus où…En plus à chaque fois que je me réveille, après l’un de ces rêves, je suis terrifiée ! Cette voix qui appelle au secours, on dirait vraiment que quelque chose d’horrible va lui arriver mais je suis incapable de l’aider ! Ce n’est pas tout, c’est comme si j’étais à la place de cette voix, de cette personne, comme si quelque chose d’atroce allait aussi m’arriverd’une seconde à l’autre ! Je ne sais plus quoi faire, je pensais que les rêves diminueraient avec le temps mais c’est de pire en pire... Mais pour l’instant , je vais tenter de me rendormir : demain c’est mon premier jour en terminam et j’ai comme l’impression que cette année ne sera pas des plus ordinaires...,
7 heures
Enfin la nuit est finie ! Je ne supporte plus ces rêves. Il faut vraiment que j’en parle à quelqu’un mais qui ? Pour le moment ma mère est en train de me hurler de descendre, sinon je serai privéede sortie toute l’année. Alors inutile de la faire attendre !
– Luna Kate Wilson descends tout de suite !
– J’arrive maman !
Je me précipitai dans l’escalier pour rejoindre le rez-de-chaussée. Arrivée en bas ma mère m’attendait, bras croisés . Je m'apprêtai à lui dire bonjour quand elle me lança :
– Luna enfin, il serait temps que tu te dépêches sinon tu vas être en retard, pour ton premier jour de cours !
– Oui maman j’y vais !
Attrapant mon sac je me dirigeais vers la porte mais ma mère ajouta :
– Tu n’as même pas pris de petit-déjeuner !
– Ne t’inquiète pas j’achèterai quelque chose en route promis !
Une fois dehors, Sarah m’attendait déjà devant la maison et elle ne se gêna pas pour dire :
– Non mais enfin tu veux vraiment qu’on n'aitdes ennuis dès le premier jour ?
– Excuse moi mais… euh je t’expliquerai plus tard.
Je n’allai quand même pas tout dire à Sarah ? Tout lui déballer sur mes rêves ? Non certainement pas ou du moins pas tout de suite.
Nous arrivions , au seul, lycée de Lésia . Lucie nous attendant déjà devant l’entrée.
– Salut vous deux ! nous lança gaiement Lucie.
– Salut, lui ai-je répondu. Mais Sarah ne prit pas la peine de répondre... étrange.
– Ca ne va pas Sarah ? Lui demanda Lucie.
– Si ça va mais regardez derrière vous...
Lucie et moi nous sommes retournées et devinez ce qu’on a vu : trois garçons. Mais pas n’importe quels garçons. Ils devaient être nouveaux car on ne les avait jamais vus dans le coin. Mais revenons au plus important, ils étaient magnifiques, on aurait dit des anges. Ils avaient une beauté presque surnaturelle, captivante, fascinante… Et les mots manquaient pour les décrire. L’un était légèrement plus grand que les deux autres, il avait les yeux gris : un gris très intense. Ses cheveux bruns foncés et ondulés lui donnaient un air de prince… Le second ne ressemblait pas du tout au premier : lui avait les cheveux blonds, les yeux bleus et il donnait l’impression d’être sorti d’un conte de fées . Il avait une élégance inhabituelle… Et pour finir,le dernier, le plus mystérieux, était habillé entièrement en noir, il avait aussi les cheveux noirs et son regard, je ne vous en parle même pas…Son regard pour dire était vraiment à vous glacer le sang.
Nous étions toutes les trois envoûtées par ces garçons si mystérieux… Je comprenais maintenant pourquoi Sarah n’avait pas répondu à Lucie. Cela devait faire plus d’un an que personne n’avait emménagé à Lésia… Et pour la première fois ces trois là étaient vraiment hors du commun...
La journée de cours passa très vitre contrairement à ce que je pensais.
A notre arrivé en maths, nous avons découvert que nous étions avec les trois nouveaux. Non mais vous imaginez : le rêve. Et pour finir comme si ce n’était pas assez, ils se sont assis juste devant nous.
Pendant tout le cours de maths nous n’avons pas écouté un seul mot de ce que racontait Mr. Carter mais en revanche, nous avons observé ces trois mystérieux beau gosse qui paraissaient inhumains… Aucun d’eux n’a bougé ne serait-ce que d’un centimètre, ils étaient parfaitement immobiles et répondaient à toutes les questions de Mr. Carter. De notre coté, Lucie, Sarah et moi, nous avions cherché à en apprendre plus sur ces 3 nouveaux pendant le déjeuner mais nous n’avons pas trouvé grand chose hormis leurs noms. Le premier, celui aux cheveux bruns, s’appelait Alex Will. Le deuxième, le beau blond aux yeux bleus, s’appelait John Cary et pour finir le beau ténébreux s’appelait Chris Event. C’était,malheureusement, tout ce qu’on avait réussi à apprendre. Et puis, perdues dans nos pensées, la voix de Mr Carter retentit :
– Mlle Wilson pouvez-vous répéter ce que je viens de dire ?
– Euh… Oui bien sûr, vous expliquiez que… J’allais terminer ma phrase en bégayant quelque chose que j’avais entendu quand Alex s’est levé eta dit :
– Mr Carter,vous venez d’expliquer comment résoudre une équation.
– Oui c’est ça mais ce n’est pas à vous que j’ai posé la question…
– Oui je le sais bien mais je suis fasciné par les mathématiques et je tenais vraiment à répondre, répondit très calmement Alex
– Très bien. Mais vous Mlle Wilson écoutez au lieu de rêvasser !
– Oui monsieur, ai-je répondu.
Sauf que là je n’étais pas du tout intéressée par son cours, le plus beau garçon du lycée venait de me sauver des griffes de Mr Carter. Mais ne faut-il pas être fou pour répondre à Mr Carter et lui dire en plus que vous adoriez les maths ? Peut être, qu’Alex était complètement cinglé, après tout, mais il n’en restait pas moins merveilleusement beau…
La cloche venait de sonner, et je m’apprêtai à sortir quand Alex me lança un clin d’œil complice. Je n’y croyais pas. Il avait vraiment tout d’un prince et moi j’étais la jeune fille à qui il prêtait secours… Maintenant je me demandais vraiment de quoi était capable le blond et le ténébreux…
Après les cours, je rentrai directement à la maison. Personne n’était encore là : j’étais seule... Je pris, comme a mon habitude, ma barre de céréales, dans le placard, et je montai dans ma chambre. Une fois mes devoirs terminés, j'allumai mon ordinateur. Je me rendis sur ma page Internet mais celle-ci s'est brouillée et un message est apparu : Aide moi ! Et c’était signé A. ! J’ai tout de suite refermé mon ordinateur, par reflexe surement. Et au même moment l’orage gronda, je n’aimais pas du tout cette atmosphère : d’abord ce message signé A, ensuite cette orage…
Qui pouvait bien être A. ? Peut être la personne qui m’appellait pendant mes rêves… Et puis ce sentiment de terreur m'envahit à nouveau, j’entendis ce même cri, je vis un visage mais j’étais incapable de savoir à qui il appartenait, puis sans savoir comment une vive douleur m’a frappé et je me suis, sans doute, évanouie...
Je me reveillai, le lendemain, ou peut être bien pendant la nuit, allongée sur mon lit. Quand j’ouvris les yeux, je ne distinguai rien hormis la faible lumière qui filtrait à travers la fenêtre, surement la lumière de la Lune. Au fait quelle heure était-il ? Je me retournai vers mon réveil : il affichait 3 : 00. Je me demandais ce qui m’était arrivé. J’essayais de me rappeler les évènements de la veille. Oui c’est ça ! Il avait eu ce message étrange qui était apparu sur mon ordinateur, l’orage, j’ai été de nouveau terrifiée, un cri… Impossible de me souvenir de la suite, c’est comme si , à chaque fois, quelqu’un ou quelque chose m’en empêchait … Tout cela commençait à faire beaucoup de choses très étranges : ces rêves qui durent depuis six mois et maintenant ça. J'avais eu mon comptant d'étrange pour la semaine. Mais après ces évènements, il fallait vraiment que je fasse quelque chose, mais quoi ? Je ne pouvais pas m’empêcher de rêver et pour ce qui m’est arrivé hier, je ne pouvais pas faire grand chose non plus.
Le lendemain matin, je décidai d’aller à la bibliothèque, après les cours de la journée, peut être que les livres m’apporteraient des réponses ou peut être, tout simplement, qu’ils m’aideraient à mieux réfléchir.
La journée de cours se passa sans incident particulier. Je quittai donc mes amies, après notre dernière heure de classe pour rejoindre la bibliothèque.
Ce ne fut qu’une fois arrivée à la bibliothèque que l’atmosphère changea d’un seul coup : je venais d’avancer dans le hall quand tout à coup les portes claquèrent derrière moi, alors qu’il n’y avait pas un seul souffle de vent. Puis le ciel s’est assombri, l’orage gronda, une nouvelle fois, et soudain les vitres volèrent en éclat. Elles se brisèrent, les unesaprès les autres et ce fut au tour de la porte – qui était en verre – de se briser. Comme je me tenais encore devant celle-ci, complètement abasourdie par ce qu'il venait de se passer, les morceaux de verres qui s’échappèrent de la porte ne passèrent qu’à quelques centimètres de mon corps. Puis une des étagères de la bibliothèque se mit à trembler et un livre tomba, juste devant moi. Je m'abaissai et avec horreur je decrouvris le même message sur chaque page : Aide moi…
Puis, tout est allez très vite, trop vite... Tout le monde se précipitaient vers la sortie et moi je restai là, plantée devant la porte, agenouillée devant ce livre. Les gens me bousculaient pour pouvoir atteindre la sortie, l’un deux, un type assez costaud avec une moustache et un costume gris, me poussa tellement fort que je failli m’écrouler dans le verre qu’il y avait juste à côté de moi. Malheureusement pour moi, ma main n'échappa pas à la force du type et heurta violement les éclats de verre, ce qui causa une grande entaille sur ma paume et m’arracha un cri de douleur. Pendant quelques secondes, le silence revint. Mais ce fut de courte durer toutes les personnes se poussaient de nouveau pour pouvoir accéder à la sortie. Seulement j’étais encore au milieu du chemin et je ne pouvais me lever avec toute cette foule et de plus ma main me faisait de plus en plus mal. Une fois tout le monde partit que je pus me relever et atteindre la sortie mais en voulant avancer je me heurtai à quelque chose enfin plutôt à quelqu’un… Je relevai la tête pour distinguer la personne qui me bloquait le chemin et j’aperçus, à ma plus grande surprise, Alex Will. Il se tenait là, avec la même beauté surhumaine, comme si de rien n’était mais quelque chose dans son regard m’apprenait qu’il était là pour m’aider.
– Viens je t’emmène à l’hôpital, tu as besoin de soin pour ta main, me dit-il.
– Merci mais ça va aller je vais me débrouiller, renchéris-je.
– Pas de protestation, je ne vais pas te laisser rentrer seule alors que tu es blessée.
– Non, ça va ne t’inquiète pas ce n’est qu’une égratignure.
En réalité ma main me brûlait de plus en plus, et je n’aurais pas dit non à quelques soins, pourtant je ne voulais rien laisser paraître devant Alex.
– Si j’insiste, me répondît-il avec persuasion.
– Bon d’accord, à ce que je vois tu n’as pas l’air de vouloir céder.
– Effectivement, répliqua-t-il comme heureux d’avoir réussi à me persuader.
Mais je n’allai pas lui laisser le mot de la fin :
– Je viens mais je t'assure que j'aurai à mon tour, l'occasion de t'aider...
– Bien si tu le dis... Maintenant allons-y.
Nous partîmes, de la bibliothèque et il m’ouvrit la portière de sa voiture. C’est alors que je réalisai que j’étais en train de monter dans la voiture d’Alex Will ! Le plus beau garçon du lycée ou du moins un des plus beaux. Il était venu me sauver, encore une fois. Que me cachait donc cet Alex, ainsi que ses deux amis…
Tout d’un coup un flot de questions submergea mon esprit et je pouvais en poser au moins quelques unes à Alex.
– Alex ?
– Oui ?
– Comment savais-tu que j’étais là et pourquoi m’as tu aidé ? Tu ne me connais pas et tu n’as aucune raison de me venir en aide.
– Je ne savais pas que tu étais là, je passais simplement à la bibliothèque pour rendre des livres et en arrivant j’ai trouvé cet endroit en piteux état ainsi que toi qui était au sol avec une main sérieusement blessée. Donc il est normal que je t’ai aidé non ?
– Oui peut être, ruminais-je…
Je n'en étais pas convaincue mais j’avais le sentiment que je devais me contenter de cette réponse. J’enchaînai donc sur une autre question.
– Tu sais je n’ai rien de spécial, tu as le droit de m’aider mais cela fait déjà deux fois. En général personne ne s’intéresse à moi hormis mes deux amies. Tu ne trouves pas ça étrange ?
– Vu comme ça c’est peut être des signes du destin…
Je le sentais de plus en plus distant, et moi j’avais mon cœur qui battait la chamade. Avant je n’avais jamais ressenti quelque chose de pareil, que m’arrivait-il ?
Alex déboucha dans une rue étroite où se situait l’hôpital. Il m’ouvra de nouveau la portière. Je le remerciai d’un signe de tête et m’engageai, à ses côtés, vers l’entrée du bâtiment.
Une fois dans le hall, la réceptionniste nous demanda de patienter jusqu’à l’arrivée du médecin. J’étais de plus en plus fatiguée et je n’avais envie que d’une chose : rentrer chez moi et oublier tout ce qui venait de se passer mais malheureusement cela était impossible car je vis le médecin qui se dirigeait vers nous.
– Bonjour, je suis le Docteur Locart, que vous arrive-t-il ?
– Eh bien mon amie s’est sérieusement entaillée la main, enchaîna Alex.
J’allai répliquer que ce n’était rien de grave mais d’un seul coup je sentis mes forces m’abandonner, je ne tenais plus debout et m’effondrai dans des bras, qui étaient sûrement ceux d’Alex.
J’étais à moitié éveillée, je sentais que quelqu’un me transportait et j’entendais le bruit des conversations autour de moi. Mais seule les voix d’Alex et du médecin m’intéressaient. Je réussi à capter quelques informations bien que je n’étais pas totalement sûre de ce que j’entendais.
– Ce doit être la fatigue…
– … j’éspère que la blessure n’est pas plus grave que je ne le pense….
– Je l’espère aussi….
– Vous savez je peux m’occuper de votre …. Rentrez donc chez vous…
– Merci mais je vais rester…
– Bien, attendons qu’elle se reveille et nous pourrons….
– D’accord….
– Voilà la chambre, allongez-la et ….
Je n’avais pas réussi à comprendre grand chose mais si j’avais bien tout saisi : je me trouvais maintenant dans une chambre d’hôpital avec Alex qui ne devait pas être loin. J’étais sans doute en proie à un malaise. Et les médecins attendaient que je me réveille pour pouvoir me prodiguer les soins nécessaires ? Si c’était cela, j’avais juste à réussir à me réveiller, à patienter le temps que le Docteur… Locart, je crois, m’examine et je pourrais enfin retourner chez moi et oublier cette horrible journée. Je rassemblai les forces qui devaient me rester pour réussir à m’éveiller. Et presque naturellement j’ouvris les yeux, comme si le simple fait de penser ce que je souhaitais me permettait de l’avoir…Etrange. Je fus surprise dans mes pensées par la voix d’Alex qui m’appella :
– Luna ?
– Oui… réussis-je à murmurer.
– Je vais aller chercher le Docteur Locart.
– D’accord, mais Alex…
– Oui ?
– Que m’est-il arrivé ?
– A la venue du médecin tu as eu un malaise, et nous t’avons emmenéeici, le temps que tu te réveilles.
– D’accord merci et …
– Oui ?
– Non rien d’important. Oublis.
J’entendis la porte de la chambre claquer. Je refermais les yeux car la lumière éclatante de la pièce m’éblouissait. Ce que je pensais se confirmait, j’avais bien eu un malaise. Et je m’apprêtais à lui demander pourquoi était-il resté avec moi, pourquoi il n’était pas tout simplement rentré chez lui mais je me décourageai à la dernière seconde.
Cependant je me retrouvais donc seule. Je ne savais plus quoi penser : Cette journée avait pourtant commencée normalement. Celle-ci avait pris une tournure très bizarre après que j’aivu le message apparaître sur un livre de la bibliothèque . Puis tout s'était passé très vite, les fenêtres , la foule, ma main , Alex, l’hôpital. Et à présent je me trouvais là, dans cette chambre et j’attendais la venu d’un médecin. Maintenant c’était au tour des questions de se bousculer dans ma tête mais je n’avais pas envie de les entendre. Pour essayer de ne plus penser à rien, j’entrepris d’ouvrir à nouveau les yeux pour examiner plus en détail la chambre de l’hôpital . La pièce était petite, munie de deux néons fixer au plafond. En face de moi se trouvait une armoire, à droite de celle-ci, il y avait une petite table ainsi que deux fauteuils. Après une brève observation je me rendis compte d’un détail qui attira mon attention : sur la table se trouvait un petit papier ou était inscrit :
« Seule toi peux nous aidez Luna dépêche toi… ! »
Etait-ce mon imagination qui me jouait des tours ? J’en doutais car cela faisait plusieurs fois que je recevais ce genre de message : dans mes rêves, à la bibliothèque, ici. Jusqu’où allaient me suivre ces messages et surtout que signifiaient-ils ? Comment le savoir ? Je vivais, à Lésia, depuis maintenant 17 ans et tout ici était banalement ordinaire mais depuis que je faisais ce rêve, j’avais l’impression que ma vie était totalement en train de changer.
Après tout, mes rêves ne sont peut être pas que des rêves, mais peut être aussi des énigmes ? Qui dois-je aider ? Que dois-je faire ? Je ne peux en parler à personne sinon je suis à peu près certaine qu'on me prendrait pour une cinglé. Encore une fois je fus interrompu dans mes pensées. Je vis de nouveau la porte s’ouvrir. Alex et le Docteur entrèrent dans la chambre. Le médecin me lança :
– Alors comment vous sentez-vous jeune fille ?
– Eh bien, euh, ça va mieux je suppose. Je crois que j’étais juste très fatiguée.
– Oui, sûrement . Pouvez-vous me montrer votre main ?
– Bien sûr, je vous en prie.
Il s’approcha et prit mon poignet pour examiner la blessure de plus près. Je faillis hoqueter de surprise car la blessure avait presque totalement disparu et je ne ressentais plus aucune douleur. Mais comment cela était-ce possible ? J’avais pourtant vu ma main en sang sous les débris de verre mais il n’y avait plus rien sauf une petite égratinure…
Totalement perdue dans mon esprit, j’entendis la voix, lointaine, du médecin.
– Il semblerait que cela ne soit rien de grave. Nous allons vous faire un lèger pansement et vous pourrez rentrer chez vous.
Il se tourna vers Alex et enchaîna
– Pourtant, il me semble qu’à votre arrivée ici, vous m’aviez dit que votre amie s’était entaillée la main, or il n’y a rien hormis une petite égratinure.
– Oui, je vous avais effectivement dit cela mais il semblerait que mon amie cicatrise rapidement, renchérit Alex avec son calme habituel.
– Très bien, tant mieux, patientez quelques instant et l’infirmière arrivera pour s’occuper de votre amie. Après quoi,vous pourrez rentrer chez vous.
– Merci. Au revoir
Tout se déroulait comme si tout était normal, sauf que j’avais envie de hurler :
Vous ne croyez pas qu’il y a quelque chose qui cloche ? Je m’ouvre toute la main avec des débris de verres et deux heures après, il n’y a plus rien !? Vous trouvez ça normal !?
Pourtant j’étais contrainte d’accepter ce qui venait de se passer. Mais à présent j’allai profiter du temps où Alex et moi pouvions être seuls car cette fois-ci, j’avais vraiment beaucoup de choses à demander à mon mystérieux sauveur… Je me levai et m’assis sur mon lit puis engageai la conversation.
– Alex ! Vas-tu enfin m’expliquer ce qui se passe depuis quelques jours à Lésia ?
– Comment ça qu’est ce qu’il se passe ?
– Je ne sais pas... Peut être le fait, que John, Chris et toi vous débarquiez de nul part, et qu’en seulement deux jours tu m’es sauvée deux fois !
– Je t’ai sauvée ?
– Oui, hier en maths et maintenant aujourd’hui ! Personne ne s’intéresse à moi et en deux jours j’ai réussi à attirer l’attention du plus beau garçon du lycée !
Oups, j’en avais trop dit. Les mots étaient sortis trop vite. Je me sentis rougir et Alex fit de même. Comme je voulais essayer de rattraper ce que je venais de dire je continuai :
– Désolée, je ne voulais pas dire ça comme ça… Je pensais à trop de chose et les…
– Ne t’inquiètes pas ce n’est pas grave, me coupa Alex.
– Oui, si tu euh…
Mais que m’arrivait-il ? Mon cœur et ma respiration s’accélérèrent et j’avais maintenant une boule dans l’estomac. Etais-je en train de … tomber amoureuse ? Non impossible je ne le connaissais que depuis deux jours. Même si j’avais l’impression de le connaître depuis toujours…
Pourtant il y avait une chose que je voulais à tout prix lui demander malgré ce qu'il s'était passé.
– Alex, excuse-moi encore pour ce que je viens de te dire mais il faut vraiment que je sache. Depuis que vous êtes arrivés j'ai l'impression que tout va de travers... Je ne suis pas en train de dire que c'est de votre faute loin de là. C'est juste que j'aimerai savoir qui vous êtes... réellement et que j'aimerai en apprendre plus sur vous. Pourrais-tu me raconter ? J'ai le droit de savoir après ce qui nous est arrivé.
– Oui c'est vrai tu as le droit de savoir mais je ne veux pas t'expliquer tout cela ici. Demain après les cours passe à la maison, je t'expliquerai.
Sur ce il griffonna une adresse sur un morceau de papier qu'il venait de sortir de sa poche et me le tendit en disant :
– Voilà l'adresse. Maintenant je te ramène chez toi et nous parlerons de tout ça demain.
Après que j'ai fourré le morceau de papier dans la poche de mon sweat-shirt, l'infirmière arriva, me fit un lèger pensement, comme l'avait dit le docteur Locart, nous salua et s'en alla.Puis nous repartîmes ensemble. La sécretaire qui se trouvait dans le hall nous adressa un bref aurevoir puis nous rejoignîmes sa voiture. La route se passa dans le silence le plus total et Alex paraissait très anxieux mais j'ignorai pourquoi. Nous arrivâmes devant chez moi, il s'arrêta quelques secondes le temps de me laisser descendre et de me lancer un timide « salut ». Je lui répondis par un hochement de tête et par un petit sourire. Puis une fois sortie de la voiture, il démarra pour rentrer, je suppose, chez lui.
Je me dirigeai vers la porte d'entrée de chez moi et rentrai. A peine fus-je entrée que l'orage éclata. Encore un me dis-je, 3 orage en à peine deux jours... Mais après tout la saison des orages avait toujours lieu en début d'année scolaire, donc pas de quoi m'inquièter. Mais bon ce n'était quand même pas très rassurant mais au moins j'étais seule, vu que tout le monde ne rentrait qu' à 20h et qu'il était 19h30. Cela m'éviterait toutes les questions auxquelles j'aurais eu droit si ma mère, en particulier, avait été présente.
Je profitai de ma petite demi-heure pour prendre une douche et me plonger dans mes révisions comme si de rien n'était...
Je venais de déposer Luna chez elle, et maintenant je roulais en direction de chez moi, enfin de chez nous.
Une fois arrivé à l'intérieur du salon je remarquai que John s'était encore amusé à changer la disposition de tous nos meubles : le canapé blanc crème avait été déplacé près de la baie vitrée, à droite de celui-ci se trouvait notre petite table en bois où tronait notre lampe. En face du canapé on distinguait notre télévision – qui ne nous servait quasiment jamais – et pour finir au centre du salon je voyais notre table en chêne. Voilà à quoi se limitait notre salon.
Mais je n'avais pas trop le temps de m'attarder sur la disposition des meubles. Il fallait que je trouve les mots justes, pour expliquer à Luna tout ce qui se passait.
Je n'allai pas rester là toute la soirée, j'entrepris de me rendre dans ma chambre quand la porte d'entrée claqua : c'était Chris qui venait d'arrivé. A ce que je voyais, il était d'humeur massacrante. Ses cheveux étaients ébouriffés, il portait encore son vieux manteau noir et ses bottes, que j'aurais qualifié de, « gothiques ». Son expression avait radicalement changé depuis ce matin : il était passé de l'état calme, à l'état furibond, pourtant Chris ne s'enervait que très rarement.
- Qu'est ce qui ne va pas Chris ?
- Rien, je t'expliquerai plus tard ! Hurla-t-il.
- Bon ok... Mais moi aussi je dois te...
Il me coupa violement en criant :
- John a encore déplacé tous nos meubles ! Je n'en peux plus de celui-là et de son sois-disant esprit de « décorateur ».
Tout de suite, je n'avais pas envie qu'il passe ses nerfs sur moi. Je montai donc dans ma chambre, en espérant que John n'avait pas non plus changer les meubles de place.
J'arrivai en haut, heureux de retrouver ma chambre dans son état initiale. Rien n'avait bougé : mon lit était toujours à droite de la fenêtre, la petite table de nuit juste à droite de celui-ci, la vieille armoire que je conservais depuis tant d'années était toujours en face de mon vieux lit, et le bureau, que j'avais improvisée avec quelques vieilles planches, se trouvait toujours à côté de l'armoire : une chambre des plus banales. Je ne m'attardai pas devant la porte, j'entrai et m'allongeai directement sur mon lit. Fixant le plafond blanchâtre, je me demandais comment dire à Luna qui elle était vraiment. J'apréhendais sa réaction : peut être s'enfuirait-elle en disant qu'elle ne voudrait plus jamais me revoir, peut être resterait-elle là sans rien dire ou peut être – dans le meilleur des cas – accepterait qui elle était et ferait le nécessaire... Mais je doutais énormément de la 3e options : comment pourrait-elle continuer à me parler en apprenant qu'elle était celle destinée à....
BANG ! J'entendis d'énormes bruits en provenance du rez-de-chaussée. Après tout c'était peut être Chris... Il avait peut être fait tomber quelque chose de lourd, ou il avait tout simplement perdu la tête et faisait voler en éclat tout ce qui était à sa portée ( bon j'admets que cette hypothèse était juste le fruit de mon imagination totalement tordue, mais qui sait...).
Je pris quand même la peine de descendre pour vérifier que tout allez bien.
En arrivant en bas, je découvris avec horreur l'ampleur des dégâts : la cuisine avait été ravagé, les couverts étaient éparpillés dans la pièce, la vaisselle, qui jusqu'à peu, se trouvait sur l'égouttoir été désormais répendus sur le sol blanc, carrelée, de la cuisine. Après avoir découvert, la cuisine dans un état lamentable, je decidai de me diriger vers l'entrée car il me semblait avoir entendu la porte d'entrée claquer et également pour vérifier le bonne état des autres pièces. Heureusement en arrivant dans l'entrée, je ne déouvris rien d'anormal hormis la porte d'entrée légèrement entre-ouverte qui laissait l'air frai de la nuit taquinait mon visage. En refermant la porte, je me rendis compte que Chris avait disparu. ( peut-être était-il parti précipitament, ce qui expliquait pourquoi la porte était ouverte, mais bon cela ne ressemblait pas à Chris...) Je ressentis un élan de panique à cette idée quand mon attention s'arrêta sur un morceau de papier coincé sous le paillasson intérieur. Je le ramassai et je compris ce qui était arrivé à Chris, le mot disait :
Nous l'avons...
Ce que nous redoutions le plus était arrivé, bien sur nous le savions mais cela restait toujours dure à admettre, de plus cela s'était produit bien trop tôt, la mission dont nous avions été chargé ne pouvait pas être réussit sans Chris... Et puis je compris que je venais de perdre un ami, un frère, et peut-être ne le reverrais-je jamais... Pour finir je songeai à John qui ne tarderai pas à rentrer et bien sûr je devais lui annoncer la nouvelle de la disparition de Chris, chose que je n'avais vraiment aucune envie de faire. Je laissai donc mes jambes me guider jusqu'au salon pour pouvoir m'allonger sur le canapé. Je sombrai peu à peu dans les bras de Morphée tout en ressentant une profonde tristesse et en pensant à la discussion de demain avec Luna...